Moutonner (verbe)


Définition de l'Académie française (éd. 1986)

Verbe 

XVI e siècle. Dérivé de mouton .
1. Prendre l'aspect frisé de la laine du mouton. Une toison qui moutonne. Par ext. Former une suite d'ondulations. Des collines qui moutonnent. Au participe passé, adjt. Roches moutonnées , qui ont été arrondies et polies par le frottement d'un glacier et qui forment un relief ondulé.
2. En parlant de la mer, d'un lac, d'un fleuve, dont les eaux s'agitent et blanchissent et où se forment des vagues surmontées d'une crête d'écume. La mer se mit à sous l'effet du vent. En parlant du ciel, être envahi de petits nuages blancs et floconneux. Le ciel moutonne. Un ciel moutonné.


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Verbe 

Rendre frisé et annelé comme la laine d'un mouton. "Tête moutonnée." Il est vieux.
MOUTONNER s'emploie aussi comme verbe intransitif et se dit alors de la Mer, d'un lac, d'une rivière dont les eaux commencent à s'agiter et à blanchir. "La mer moutonne."
SE MOUTONNER, en parlant du Ciel, signifie Se couvrir de petits nuages blancs qui forment des flocons pressés. "Ciel moutonné."



Dictionnaire d'Emile Littré

Verbe 



 1   V. a. Rendre frisé et annelé comme la laine d'un mouton. Moutonner la tête d'un enfant.

 2   Fig. Moutonner un prisonnier, tâcher de gagner sa confiance pour découvrir son secret afin de le révéler.

 3   V. n. S'agiter en écume blanchissante, en parlant des eaux de la mer, d'un lac, d'une rivière.
CHATEAUBR.: « Tantôt les lames, en faisant leurs cimes, imitaient des troupeaux blancs »

 4   Par plaisanterie, se , v. réfl. Se faire mouton, doux, traitable.
Mme DE GRAFFIGNY: « Il faut que l'un des deux se moutonne, ce doit être le plus faible »

HISTORIQUE
    XVème siècle
     Alector, roman, p. 67, dans LACURNE: Je fai par mes gens voltiger les chevaux, les fleschir, contourner, donner quarriere, arrester court, cabrer, , soubzlever....

ÉTYMOLOGIE
    Mouton.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE MOUTONNER. Ajoutez :

 5   Moutonner un herbage, se dit, dans le Calvados, de l'action de mettre un lot de moutons à engraisser dans un herbage, les Primes d'honneur, Paris, 1870, p. 21.

 6   Se , se dit, en Normandie, du ciel qui se couvre de petits nuages blancs.
DELBOULLE: « Le ciel commence à se »


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Verbe 


Rendre frisé et annelé comme la laine d'un mouton. Il n'est guère d'usage qu'au participe. "Tête, coiffure, perruque moutonnée."



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



s'emploie aussi comme verbe neutre, et se dit alors, familièrement, De la mer, d'un lac, d'une rivière dont les eaux commencent à s'agiter et à blanchir. "La mer commence à . Voilà la rivière qui moutonne."



1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)

Verbe 


Rendre frisé et annelé comme la laine d'un mouton. Il n'est guère d'usage qu'au participe. "Tête moutonnée. Coiffure moutonnée. Perruque moutonnée".



2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Moutonner, au neutre, se dit De la mer ou d'une rivière dont les eaux commencent à s'agiter et à blanchir. "Voilà la rivière qui moutonne. La mer commence à ".



Signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)

Verbe 


Rendre frisé & annelé comme la laine d'un mouton. Il n'a guère d'usage qu'au participe. "Tête moutonnée. Coiffure moutonnée. Perruque moutonnée."



Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Verbe 


Rendre frisé & annelé comme la laine de la teste d'un mouton. Il n'a guere d'usage qu'au participe. "Teste moutonnée. coiffure moutonnée. perruque moutonnée".
aprés .




Emplacement dans le dictionnaire :

moustique
mout
moût
moutard
moutarde
moutelle
moûtier
moutier
mouton

moutonneux
moutonnier
moutûre
mouture
mouvage
mouvance
mouvant
mouve-chaux
mouvement
mouvementé
mouvet ou mouvette




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de François de CHATEAUBRIAND (Génie du christianisme ou Beautés de la religion chrétienne)

...Les mobiles paysages changeoient d'aspect à toute minute : tantôt une multitude de tertres verdoyans représentoient les sillons des tombeaux dans un cimetière immense ; tantôt les lames, en faisant moutonner lurs cimes, imitoient des troupeaux blancs répandus sur des bruyères : souvent l'espace sembloit borné, faute de point de comparaison ; mais si une vague venoit à se lever, un flot à se courber...


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